Patrimoine historique

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  • Origine du nom
  • Le patrimoine bâti
  • L'église d'Ecault
  • L'église Sainte Thérèse

logo mairieLE BLASON DE PONT DE BRIQUES

Le blason fut créé en février 1965, à l’intention de l’agglomération Pont de Briquoise un signe distinctif, une marque particulière, en un mot des armoiries dont le besoin s'en faisait sentir.

Le plus souvent les villes et les bourgs prirent comme armoiries celles des seigneurs de l’endroit. Il aurait pu en être de même pour Pont de Briques en reprenant tout simplement les armoiries des Sénéchaux du Boulonnais, anciens seigneurs du lieu. Mais c’est un blason plus évocateur qui a été composé.
Le pont est une figure parlante qui renvoie au pont construit en aval d’Isques à l’endroit où la vallée se rétrécit afin de réunir les deux rives et mettre en relation la péninsule d’Outreau et tout le pays du Sud de la Liane avec Boulogne et en même temps briser la violence du flux. Cet ouvrage aurait été construit selon l’historien latin Florus entre l’an 12 et l’an 9. il est à l’origine de l’agglomération Pont de Briquoise à laquelle il donna son nom.
Quant aux abeilles d’or, emblèmes napoléoniens, elles évoquent l’épisode historique du camp de Boulogne durant lequel Pont de Briques servit de résidence impériale. Elles symbolisent en même temps les activités industrielles de la verdoyante vallée de la Liane.
Les armes de Saint Etienne au Mont se lisent donc : « d’azur au Pont d’argent et au chef de sinople semé d’abeilles d’or »

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PONT DE BRIQUES
logo-mairieIl y a deux mille ans, à l’époque où César tentait de mettre nos ancêtres les Morins sous le joug de Rome, la Liane, qui déroule aujourd’hui ses méandres nonchalants dans une vallée trop grande, était encore un fleuve aux eaux abondantes.
A chaque marée son estuaire devenait un véritable lac qui s’étendait jusqu’à Isques, village qui tire d’ailleurs son nom d’un mot celte qui veut dire eau. A marée basse le lac faisait place à une lagune impraticable.

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LE PATRIMOINE

 La côte Boulonnaise a subi de très importantes destructions pendant la dernière guerre mondiale .
Mais, il reste çà et là des maisons traditionnelles comme celles des pêcheurs d’Audresselles ou de Wissant, que l’on trouve à Ecault.
Il s’agit de maisons en pierre de mer ou de briques enduites et chaulées en blanc, construites de plain-pied et perpendiculaires à la route.
A coté de la maison une petite cour fermée par divers appentis dont l’étable.

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L'Eglise D'Ecault


Le Mont de Saint Etienne est un des hauts lieux du Boulonnais. La vieille église, posée sur un sommet, à la limite du ciel et de la terre est depuis 8 siècles le centre d’un magnifique panorama.
C’est sur ce sommet pittoresque, mais peu confortable, que se forma, il y a bien longtemps , le noyau primitif du village de St Etienne. Un document du XIII ème Siècle atteste l’existence de l’église du lieu « Le Moustier Saint Etienne » vers 1121.
Le petit sanctuaire actuel garde, en effet, une intéressante partie du XII ème Siècles qui a retenu l’attention des archéologues. Il s’agit de trois travées de nef qui ont la particularité d’être les uniques vestiges d’architecture cistercienne de tout le Nord de la France.

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 Ce n’est qu’après de longues années de pétitions, de protestations qu’une chapelle a pu enfin être construite en 1895 au pied du mont de Saint Etienne, à Audisque.
En effet, déjà le 22 vendémiaire an I de l’Empire, dans une lettre adressée au préfet du Pas-de-Calais, l’abbé Romain Joseph Augustin Corne demandait la construction d’une église impériale sous l’invocation de Saint Napoléon, d’un presbytère et d’une école au centre de Saint Etienne et Saint Léonard réunis, car il lui semblait de la plus haute importance de « conserver et de perpétuer à jamais la mémoire du séjour que fit au Pont-de-Briques le héros restaurateur de la région et de la monarchie française ».

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L'Eglise D'Ecault


Le Mont de Saint Etienne est un des hauts lieux du Boulonnais. La vieille église, posée sur un sommet, à la limite du ciel et de la terre est depuis 8 siècles le centre d’un magnifique panorama.
C’est sur ce sommet pittoresque, mais peu confortable, que se forma, il y a bien longtemps , le noyau primitif du village de St Etienne. Un document du XIII ème Siècle atteste l’existence de l’église du lieu « Le Moustier Saint Etienne » vers 1121.
Le petit sanctuaire actuel garde, en effet, une intéressante partie du XII ème Siècles qui a retenu l’attention des archéologues. Il s’agit de trois travées de nef qui ont la particularité d’être les uniques vestiges d’architecture cistercienne de tout le Nord de la France.


Ce style simple, dépareillé, à la fois nu et aux formes structures, rigoureuses est inusité dans nos régions. On peut donc se demander si l’église n’a pas été construite sous l’influence d’un Saint qui vint à Boulogne en 1131.

Ce monument, tout à fait exceptionnel en Boulonnais, fut presque entièrement détruit par les Anglais au XVI ème Siècle. Il était réduit à l’état de masse informe quand un des curés de la paroisse, Louis Macquet, entreprit en 1630, de le restaurer avec ses propres deniers et ceux de ces pauvres paroissiens. Le résultat fut assez médiocre.

 

En 1803, le doyen de Samer, en fait une description lamentable « Le plâtrage des murs intérieurs et de la voûte s’est pourri par les pluies qui ont filtrées…
Le grand autel, quoique encore un peu apparent, est en fort mauvais état. Et les autels latéraux sont totalement tombés en ruine. Il n’y a ni vase sacrés, ni ornements, ni missels, ni livres de chants. Le pavé est défectueux en plusieurs endroits. Il n’y a aucune espèce d’armoiries ni sacristie .»

En 1821, l’Eglise n’avait plus qu’un petit clocher-mur, ce qu’on appelait autrefois dans nos régions un campenard.

Une cloche s’y trouvait suspendue. Depuis 1817, exposée à tous les vents, elle devait, les jours de tempête, tinter toute seule.
C’est pour cela qu’on jugea bon, vers la fin du XIX ème siècle de la mettre à l’abri dans un clocher clos, encore plus disgracieux que le médiocre campenard.

Le vent ? C’est aujourd’hui le visiteur le plus assidu de l’antique sanctuaire, car le cœur de la commune ne bat désormais plus au sommet de la commune. Il bat maintenant dans la vallée, où les paroissiens de Saint Etienne au Mont vont depuis 1896 prier le seigneur dans une nouvelle église. L’Aïeule devenue inutile ou presque, survit aux bon soins des ouvriers techniques municipaux au milieu des morts qui lui sont demeurés plus fidèles que les vivants.

D’après Le Mont Saint Etienne et sa vieille Eglise par Mr Pierre André WIMET.