Fermeture Estivale - Espace Nelson Mandela

L'Espace Nelson Mandela sera fermé du 5 Juillet au 24 Août inclus.

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La Mission Locale n'assurera pas ses permanences les 12/13/19/20 Juillet et 23/24/30/31 août

L'Eglise D'Ecault


Le Mont de Saint Etienne est un des hauts lieux du Boulonnais. La vieille église, posée sur un sommet, à la limite du ciel et de la terre est depuis 8 siècles le centre d’un magnifique panorama.
C’est sur ce sommet pittoresque, mais peu confortable, que se forma, il y a bien longtemps , le noyau primitif du village de St Etienne. Un document du XIII ème Siècle atteste l’existence de l’église du lieu « Le Moustier Saint Etienne » vers 1121.
Le petit sanctuaire actuel garde, en effet, une intéressante partie du XII ème Siècles qui a retenu l’attention des archéologues. Il s’agit de trois travées de nef qui ont la particularité d’être les uniques vestiges d’architecture cistercienne de tout le Nord de la France.


Ce style simple, dépareillé, à la fois nu et aux formes structures, rigoureuses est inusité dans nos régions. On peut donc se demander si l’église n’a pas été construite sous l’influence d’un Saint qui vint à Boulogne en 1131.

Ce monument, tout à fait exceptionnel en Boulonnais, fut presque entièrement détruit par les Anglais au XVI ème Siècle. Il était réduit à l’état de masse informe quand un des curés de la paroisse, Louis Macquet, entreprit en 1630, de le restaurer avec ses propres deniers et ceux de ces pauvres paroissiens. Le résultat fut assez médiocre.

 

En 1803, le doyen de Samer, en fait une description lamentable « Le plâtrage des murs intérieurs et de la voûte s’est pourri par les pluies qui ont filtrées…
Le grand autel, quoique encore un peu apparent, est en fort mauvais état. Et les autels latéraux sont totalement tombés en ruine. Il n’y a ni vase sacrés, ni ornements, ni missels, ni livres de chants. Le pavé est défectueux en plusieurs endroits. Il n’y a aucune espèce d’armoiries ni sacristie .»

En 1821, l’Eglise n’avait plus qu’un petit clocher-mur, ce qu’on appelait autrefois dans nos régions un campenard.

Une cloche s’y trouvait suspendue. Depuis 1817, exposée à tous les vents, elle devait, les jours de tempête, tinter toute seule.
C’est pour cela qu’on jugea bon, vers la fin du XIX ème siècle de la mettre à l’abri dans un clocher clos, encore plus disgracieux que le médiocre campenard.

Le vent ? C’est aujourd’hui le visiteur le plus assidu de l’antique sanctuaire, car le cœur de la commune ne bat désormais plus au sommet de la commune. Il bat maintenant dans la vallée, où les paroissiens de Saint Etienne au Mont vont depuis 1896 prier le seigneur dans une nouvelle église. L’Aïeule devenue inutile ou presque, survit aux bon soins des ouvriers techniques municipaux au milieu des morts qui lui sont demeurés plus fidèles que les vivants.

D’après Le Mont Saint Etienne et sa vieille Eglise par Mr Pierre André WIMET.